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Publié : 7 juillet 2011

Jean-Pierre ASTOLFI

L’erreur, un outil pour enseigner.

L’erreur, un outil pour enseigner
Jean-Pierre Astlofi.
ESF éditeur 1997
Collection : Pratiques & enjeux pédagogiques.
117 pages ; (21x14cm)

1) L’auteur :
Jean-Pierre Astolfi est professeur de Sciences de l’éducation à l’université de Rouen. Dans le cadre de l’Institut national de recherche pédagogique (INRP), il a conduit des recherches en didactique des sciences, avec de nombreuses publications. Il travaille plus largement sur la question des apprentissages scolaires et collabore de longue date à la revue Cahiers pédagogiques.
La collection Pratiques et Enjeux Pédagogiques, propose des pistes de réflexion sur des questions d’éducation, d’enseignement et de formation. Les ouvrages sont destinés aux enseignants, étudiants et aux parents.

Du même auteur :
- L’école à l’épreuve de l’actualité : Enseigner les questions vives de Alain Legardez, Laurence Simonneaux, et Jean-Pierre Astolfi
- La saveur des savoirs : Disciplines et plaisir d’apprendre de Jean-Pierre Astolfi
- Mots-clés de la didactique des sciences : Repères, définitions, bibliographies de Jean-Pierre Astolfi, Eliane Darot, Yvette Ginsburger-Vogel, et Jacques Toussaint
- Comment les enfants apprennent les sciences ? de Jean-Pierre Astolfi, Brigitte Peterfalvi, et Anne Vérin
- Education et formation : Nouvelles questions, nouveaux métiers de Collectif et Jean-Pierre Astolfi
- Evolutions de la documentation : Naissance d’une discipline scolaire de Muriel Frisch et Jean-Pierre Astolfi
- Quelle éducation scientifique pour quelle société ? (L’Éducateur) de Jean-Pierre Astolfi
- Biologie 6e de Jean-Pierre Astolfi
- Savoirs en action et acteurs de la formation de Jean-Pierre Astolfi (Auteur), Collectif (Auteur)
- L’école pour apprendre
- Biologie 5e de Jean-Pierre Astolfi
- Pratiques de formation en didactique des sciences de Jean-Pierre Astolfi (Auteur), Eliane Darot (Auteur), Yvette Ginsburger-Vogel (Auteur), Jacques Toussaint (Auteur)

2) Thème abordé- Découpage de l’ouvrage :
Le thème central de l’ouvrage est l’erreur dans le processus d’apprentissage. L’auteur s’intéresse au statut de l’erreur à l’école. En s’appuyant sur les conceptions de Bachelard et Piaget, il plonge au cœur des processus qui conduisent à l’erreur. Ensuite, il dresse une typologie des erreurs des élèves. Il propose, enfin, médiations et remédiations aux huit types d’erreurs évoqués et suggère que les enseignants devraient être formés au traitement de l’erreur.

3) Problématique développée.
La problématique développée pourrait se résumer à cette phrase : « vos erreurs m’intéressent ! ».

4) Argumentation.
L’erreur peut- être conçue comme : 1) un raté de l’apprentissage qu’il faut sanctionner 2) une double négation (une faute ou un bug) 3) un indicateur de processus (l’erreur est un symptôme).

L’erreur est plurielle :
1) elle relève de la compréhension des consignes (difficulté à lire des énoncés)
2) elle relève d’habitudes scolaires (fausses réussites, il suffit de changer une donnée et l’élève est perdu)
3) les erreurs témoignent des représentations des élèves
4) d’autres erreurs sont liées à la diversité des opérations intellectuelles à mettre en œuvre pour résoudre des problèmes en apparence proche
5) certaines erreurs manifestent seulement la diversité des procédures possibles alors que l’enseignant attend un type de réponse précis ; c’est le manque de conformité à la solution attendue qui est sanctionné
6) erreurs liées à une surcharge cognitive (l’orthographe est meilleure en dictée qu’en production de texte où il faut chercher des idées + les organiser + vérifier la syntaxe + contrôler l’orthographe)
7) erreurs ayant leur origine dans une autre discipline ( on ne réinvestit pas en physique ce que l’on a appris en maths)
8) erreur causée par la complexité même du sujet.

En fonction de la nature des erreurs, il existe des remédiations possibles.

5) Commentaires
La lecture de ce livre vous amènera peut-être : à le conseiller aux collègues qui ne comprennent pas que les élèves ne comprennent pas ; à moins vous énerver lorsque vous vérifierez les devoirs de vos enfants.
Dommage que l’aspect affectif de l’erreur ne soit pas abordé car il intéresserait certainement les CPE que nous sommes.

Alain BECHET
CPE au lycée Claude Monet du Havre
Membre du GRAPE